1Vitrail de gauche
La première communion de Saint Louis de Gonzague.
Il nous a plu de réimplanter ce site dans le décor qui était celui du chœur de l'église de Robermont.
Il est orné de trois groupes vitraux de forme néogothique qui transportent un message sans équivoque ces vitraux nous racontent à la fois une histoire très liégeoise et très eucharistique.
Ces vitaux ont été réalisés par l'atelier F. Nicolas en Zonen à Roermond (Pays-Bas). 1911-1912.
1La première communion de Saint Louis de Gonzague.
2La Dernière Cène et la révélation du Sacré-Cœur.
3Le martyre d’un saint ou d’une sainte.
Dans la partie inférieure de vitraux, de gauche à droite :

Évêque de Maastricht au 7e siècle, il administre notamment le lieu qui deviendra plus tard « Liège ». Saint Amand est donc directement inscrit dans la lignée des évêques prédécesseurs de ceux de la principauté de Liège.

Mystique recluse près de collégiale Saint-Martin de Liège, vivant sous la règle cistercienne, elle était notamment la confesseuse de Sainte Julienne de Cornillon. Elle est reconnue pour sa dévotion particulière pour l'Eucharistie. On leur accorde l'impulsion qui a permis la célébration de la première « Fête-Dieu » en 1246.

Représenté comme à l'accoutumée avec un cerf, Saint Hubert a aussi été évêque de Maastricht, quelques décennies après Saint Amand. C'est lui qui prendra la décision historique de transférer définitivement le siège du diocèse à Liège, devenant ainsi le tout premier évêque de Liège.

Evêque de Maastricht, il est le trait d'union direct entre Saint-Amand et Saint-Hubert, occupant une place centrale dans l'histoire de Liège dont il est le saint patron principal et le martyre fondateur.

Au 13e siècle, elle est mondialement reconnue comme étant à l'origine de la Fête-Dieu. Cette fête célèbre la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l'Eucharistie. Elle est d'ailleurs représentée avec un ostensoir, contenant l'hostie consacrée. Elle est l'une des figures spirituelles les plus importantes de l'histoire de Liège.

Fils spirituel et successeur de Saint Amand. Il est représenté avec un loup qui, selon la légende, avait été condamné par le saint à porter les pierres nécessaires à la construction de l'abbaye de Stavelot, puisque l'animal avait tué son âne.

À gauche, Saint Charles Borromée administre la première
communion au jeune Louis de Gonzague en juillet 1580.
Celui-ci, âgé de douze ans, est entouré de ses parents,
Ferrand de Gonzague, seigneur de Castiglione, portant la barbe et une large collerette blanche, et Marthe Tana de Santena, dame d'honneur de la reine d'Espagne ainsi que de
son frère cadet Rodolphe.
Issu de la très haute noblesse italienne, Louis de Gonzague est représenté ici avec son auréole de sainteté, vêtu d'un pourpoint et d'une collerette typique de la Renaissance tardive.
La première communion de Saint Louis de Gonzague est une illustration courante dans l'art chrétien quand il s'agit de représenter le sacrement de l'Eucharistie.

Dans la partie supérieure du vitrail central, Jésus dévoile à la religieuse son Cœur « brûlant d’amour » lors d'une de ses « Grandes Apparitions » et lui demande l’institution d’une fête en son honneurt pour « réparer les outrages envers l'Eucharistie ».
Elle fut l'inspiratrice de l'institution de la « Fête du Sacré-Cœur », dont elle est la source historique et spirituelle. Cette fête est célébrée juste après la « Fête-Dieu ».

Au centre de l’ensemble, le Christ partage son dernier repas avec ses disciples et institue le sacrement de l’Eucharistie.

Le vitrail de droite représente une scène saisissante de violence. Un soldat romain s’apprête à frapper le supplicié avec un gourdin, tandis qu’un personnage revêtu d’une tunique pourpre, signe d'autorité, désigne le condamné et qu’un officier de justice ou un scribe semble consigner la sentence.
La représentation d'un martyre illustre l'expression suprême du don de soi. En offrant sa vie par fidélité au Christ, le martyre s'unit au sacrifice du Christ, que l'Eucharistie rend présent à chaque célébration.
Cette scène pourrait correspondre au martyre de sainte Julienne de Nicomédie, vierge martyrisée au 4e siècle après avoir refusé d'épouser un préfet romain. Si cette hypothèse est exacte, elle illustrerait un procédé fréquent dans l'art religieux à l’époque où ces vitraux ont été réalisés : pour honorer une figure locale – ici sainte Julienne de Cornillon –, les artistes auraient choisi de représenter le martyre d'une sainte homonyme plus ancienne.
En réunissant les grands saints de l'Église de Liège, la naissance de la Fête-Dieu, la Dernière Cène et la révélation du Sacré-Cœur, elles composent une véritable profession de foi dans l'Eucharistie. Elles rappellent que Liège n'est pas seulement une terre de saints, mais aussi le berceau d'une fête qui célèbre la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie. L'histoire locale et l'histoire de l'Église s'y rejoignent pour conduire le regard vers Celui qui est au centre de ces vitraux comme de la foi chrétienne : le Christ présent dans le sacrement de l'Eucharistie.