Une vocation se dessine
Durant ses études secondaires, il mène sa scolarité au Collège Saint-Martin de Seraing, où il a effectué des humanités gréco-latines.
Ses premières années d'études (1943-1945) sont marquées par la guerre, l'occupation, puis les alertes aux bombes volantes (V1/V2) qui perturbent régulièrement la vie à Liège et dans sa périphérie industrielle.
Sa famille comprend très rapidement la naissance d'une vocation remplie de convictions : adolescent, dès qu'il en avait le temps, il se rendait à l'église de Jemeppe-sur-Meuse, sa paroisse.
Une fois diplômé de Rhétorique, en 1949, il entre au séminaire de Saint-Trond. Pendant deux ans, il y étudie la logique, la métaphysique, l'éthique et la psychologie rationnelle, très largement basées sur la philosophie scolastique de saint Thomas d'Aquin. Ce sont les années de « philosophie ».
Ensuite, il rejoint le Grand Séminaire de Liège. Les études de théologie y durent quatre années. Le programme est lourd et basé sur des supports majoritairement en latin : théologie dogmatique, théologie morale, droit canonique, histoire de l'Église et exégèse des Écritures Saintes. Cette formation est largement marquée par la tradition d'avant le Concile Vatican II.
Ce long parcours est malheureusement interrompu par une grave maladie. Elle ne l'écartera toutefois de la voie qu'il avait choisie. Au terme de sa quatrième année de théologie, le 7 juillet 1957, il est ordonné prêtre par l'évêque, Mgr Louis-Joseph Kerkhofs, en la cathédrale de Liège.